Pour Bruno Allione, les courants telluriques sont étroitement associés aux effets électromagnétiques (que je traiterai en fin d’ouvrage) et je pense qu’il a raison. Bien avant d’autres, j’ai soulevé le problème que les innocentes lignes d’EDF pouvaient avoir des conséquences inattendues. Tout cela s’éclaircira avec les recherches en cours, qui ne cessent d’évoluer. On sent poindre l’émergence de bien des facteurs apparemment étrangers les uns aux autres, mais en réalité en pleine imbrication. Comme indice formel, proche, touchable, de l’existence de ces forces non visibles mais bien réelles, il y a les pyramides d’Egypte où le mystère de levée des blocs énormes n’est pas résolu. Georges Goyon, dans “Le secret des bâtisseurs des pyramides”, a le mérite de reprendre et étudier - pour les rejeter - toute les argumentations techniques inspirées de ce que l’on sait et contre lesquelles je me suis toujours élevé. Tous les mécanismes évoqués ne tiennent pas la route et... encore moins la montée des étages des pyramides ! Il faut donc penser neuf. Là, Goyon, dans un scrupule frileux, en reste à l’interrogation. Que ne va-t-il plus loin ? Quitte à en contrer le principe, que n’a-t-il le courage de poser le phénomène “lévitation” ? Avec sa compétence et son talent, il est évident qu’il effectuerait une montée en puissance de l’idée valant... la montée les pierres elles-mêmes. Déjà, son étude soigneuse des herses précédant la “chambre du roi”, restée sans réponse, prendrait une toute autre dimension en adoptant la conception Gruais-Mouny d’une pyramide simple maquette, réduite au 1/5, dressée mais à basculer à plat pour trouver le plan du sous-sol, véritable objet du Mystère des Pyramides. Pourtant, Goyon a du talent. Rare, presque seul, comme moi il utilise - contrairement à la plupart de ses confrères - une traduction exacte de la coudée royale de Memphis : 0,5236 m. C’est vraiment trop poussé après la virgule pour être intéressant diront les nouveaux lecteurs. Non, car cette échelle a tout son intérêt au niveau des grandes réalisations et à leur projection vers l’au-delà. Je vous le disais bien, c’est une même affaire. Ce sont les facettes différentes d’un même diamant ! Mais je n’écris pas un ouvrage sur mon éminent confrère, et on sait que j’ai apporté une répnse tangible, révolutionnaire mais contrôlable, sur la construction des pyramides. On a pu lire quelque chose d’énorme dans ce bouquin. La 1ère ligne de la 4e de couverture du tome II des MYSTERES DU TEMPS de ce livre (écrit il y a maintenant 2 ans) commence par la phrase “ les pierres des pyramides ont probablement été moulées et non taillées “ ce qui avait fait rire tout le monde quand je le disais avant. Or, depuis l’émission TV de France II du 30 novembre 2006 (suivie par toute la Presse) c’est la théorie qui prend cours maintenant... alors que je la défends donc depuis 10 ans ! J’étais en avance là-aussi. Un peu libéré de cette partie du combat, je veux faire élargir maintenant la réflexion sur ce concept de pierres moulées. Au-delà de l’Egypte, mon terrain de chasse, il y a d’autres endroits au monde qui pourraient faire déboucher sur les mêmes constats. Je m’en tiendrai au Pérou, avec le mur extraordinaire de Sacsahuayhan ou aux énormes pierres de Ollantaytambo posées à 2800 m. d’altitude, incroyablement jointées. On peut sobger à rapprocher les faits et voir le monde avec un certain regard ample.

C’est pourquoi je suis très à l’aise pour introduire une notion capitale dans ce chapitre même si a priori étrangère : l’Amour. Propre peut-être à l’Homme, ce mot se retrouve avec un autre “Aimant”, au sens “attirer”, celui de l’électromagnétisme. Proches aussi peut-être des courants telluriques, ces ondes électromagnétiques sont le vecteur du Vivant. Proches encore peut-être du mot Amour, les acides aminés pourraient tirer leur nom de AMON (le Dieu), selon mon ami, hélas décédé, le Docteur Pierre Bart. Ces Acides Aminés existeraient en deux variétés identiques, comme des répliques l’une de l’autre dans un miroir, dit Asimov, ce qui nous rapproche de la fameuse chiralité. C’est bizarre quand même. Emanant des Acides Nucléiques, les acides aminés finissent par conduire aux Protéines, mot qui enchaîne obligatoirement sur le Vivant. Tout se mène donc de front d’où un continuel aller-retour qui ne facilite pas la relation cohérente des observations concomitantes. Chaîne donc bien complexe à relater et conduire. Evoquant l’Amour, comment ne pas s’arrêter sur quelques faits singuliers, déroutants, pesant sur l’analyse théologique. Ainsi, même si l’Eternel a détourné au dernier moment le couteau d’Abraham, il n’en reste pas moins que l’instruction initiale de “sacrifier” son fils me paraît tout à fait malsaine. Le prétendu ordre de la déesse Kali à un adepte du nord de l’Inde, en mars 2006, a conduit un adepte à trancher la gorge de son fils de 4 ans. Cela relève de la même démarche. Un ancien grand Rabbin, Mordehaï Eliyahou, pour lutter contre le culte des idoles oblige ses fidèles à amputer les poupées des enfants d’un bras, d’une jambe... Sympathique ?

Dans le même esprit de dispersion, je ne peux terminer ce chapitre titré de “Haut en Bas”, sans un clin d’oeil très “terre à terre”; je veux m’attarder au tapis sur lequel je pose mes pieds. C’est un “Kairouan”, ramené au prix de pas mal de dinars mais aussi de ... ma sueur; il est lourd. J’y suis attaché parce qu’il est doux, il est beau. Mais au-delà il recèle une dose évidente de foi. Bien sûr foi dans le travail bien fait, foi dans la certitude pour la tisseuse du plaisir qu’il donnera aux yeux, foi religieuse dans son choix de motif puisque le dessin est inspiré par la Mosquée. Tout cela contribue à lui donner une puissance d’apaisement et d’amour. Un des maillons de la chaîne du Vivant. Contrairement à l‘image classique, je ne me prosterne pas dessus mais je le respecte comme porteur aux deux sens du terme et, comme en un remerciement, je perçois de nombreuses autres images telles que celle d’un certain derviche-tourneur qui virevoltait en Turquie, pas sur ce tapis-là mais sur un autre que j’ai ramené de Turquie. Comme lien entre cette fin de chapitre et la démarche générale du titre, je ne peux manquer d’évoquer l’effet anesthésiant de cette danse en toupie. Le danseur entre en transe, dans un autre état d’esprit, mais après cette brève citation je n’insisterai pas sur les implications spirituelles et religieuses que chacun peut faire lui-même. Si on veut aller plus loin on peut réfléchir aux théories du Docteur Francis Lefébure qui explique l’existence d’un certain “phosphène”. C’est une tache multicolore qui persiste quelques minutes en obscurité après fixation trente secondes d’une source lumineuse. Il développe et y voit une imprégnation spirituelle majeure. Le visuel passe au cerveau et l’imprègne. Il pense à une même influence que provoquerait le balancement de la tête dans nombre de religions (“mes” Juifs au mur des lamentations comme je l’écrivais, jeunes Musulmans étudiant le Coran, etc.)

Le va et vient généré par la notion du mouvement allant de Haut en Bas ou de Bas en Haut fait porter intérêt aux phénomènes d’adaptation. C’est le propre du Vivant. L’adaptation est permanente dans la nature et explique les mutations des espèces. Mais, on oublie qu’il en va de même pour l’attitude de l’Humain lui-même. Il doit adapter en permanence sa réflexion, sinon il ne peut suivre l’évolution du temps. Ce qui est prioritaire aujourd’hui ne le sera sans doute plus demain et ce qui sera alors prioritaire n’est sans doute que secondaire aujourd’hui. Pour esquisser l’au-delà, il faut pratiquer un ferme comportement d’adaptation.

A défaut de le faire par compétence scientifique, je relève - par amour poétique - la définition que donnent certains de l’énergie cosmique primitive : mer de neutrinos. Pourquoi pensai-je aux neutrinos ? Eh bien parce que ceux-ci, rarissimes, sont recueillis par des filtres et je les ai traités longuement dans un précédent ouvrage. Mais encore ? On pourrait s’attendre à des filtres recueillant ce qui vient d’en haut... Non, on recueille ces neutrinos en se baissant, penchés vers le bas, car ils viennent de traverser la Terre !