Comme par hasard, les mains des déesses Egyptiennes (vues de profil) sont souvent inversées : mains gauches au bout de bras droit et vice-versa ! Cela a été rarement remarqué et quand ça l’a été il a été répondu par une hypothèse d’erreur (répétée) du scribe ou intention délibérée d’insister sur une expression. Versions pour le moins ridicules. En outre, il faut relever la violente insistance égyptienne à exprimer ce que j’appelais jusque-là un emploi forcené de la symétrie. Non, c’était bien une application peut-être inconsciente de la Chiralité ou la suite logique d’un enseignement ancien semi perdu.

Pierre Gilles de Gennes, comme le biologiste Allemand Crick, explique que nous sommes dans un monde d'amino-acides pouvant être synthétisés en laboratoire et dégageant une "chiralité", moitié de type main gauche, moitié de type main droite. On peut encore illustrer en prenant l'acide tartrique et l'acide paratartrique. Ce dernier est composé d'une molécule d'acide tartrique droit et d'une molécule gauche. La différence entre les deux cristaux est que, s'ils sont bien identiques, ils n'en sont pas pour autant superposables. C'est là que réside l'essentiel de l'analyse. Les humains sont constitués tout bêtement d'amino-acides, et doivent donc également être classés de la même manière. Pour ceux des lecteurs que la démonstration amuserait, il y a une expérimentation simple. Le glucose (extrait notamment de betteraves) “vivant” donc, donne du sucre "gauche". A l'inverse, du sucre de synthèse, non vivant, dit sucre chimique, sera partagé entre "gauche" et "droit", c'est-à-dire superposable dans son image. Pour expérimenter on peut offrir ce sucre de synthèse, dans un tube, en dégustation à des bactéries; celles-ci ne consommeront que le sucre gauche de l’éprouvette et c'est lourd de conséquences. Qui m’a lu sait que j’ai longuement développé l’étude de la chiralité et montré qu’elle est à la base de l’erreur dramatique qui a conduit la Thalidomide à être dans un cas médicament-miracle et dans l’autre transformateur-génétique provoquant... 30 000 enfants sans bras ou jambes ! J’ai d’ailleurs annoncé qu’il en sera sans doute de même avec le Dystilbène. Pourquoi mon long exposé sur la Chiralité ? C’est, peut-être, une explication partielle de la vie. Peut-être même éclaire t’elle d’un jour nouveau des observations faites - une fois encore - en Egypte. D’ailleurs, Pierre Gilles de Gennes est allé - ce qu’on ignore généralement - dans Chéops et a dit qu’il n’y avait pas de bactéries de putréfaction et que c’était un monde mort.

Devant les pylônes des Temples Egyptiens (ces deux tours encadrant la porte) l’idée m’est venue que cela fait diablement - pardon - penser aux cathédrales. Il y a du “chiral” là-dedans. La quête générale s’élargit et déjà une évidence s’impose : la volonté farouche des Egyptiens à pratiquer une symétrie forcenée. Elle est omni présente dans toute décoration ou construction, sans explication particulière. je l’ai signalé il y a longtemps. Les 2 grandes tours des Cathédrales gothiques n’entraînent-elles pas la même interrogation ? Quelle raison ? Pourquoi ces tours en symétrie remplaçant le bon vieux clocher roman ? Y a-t-il eu coïncidence dans cette similitude de démarche ou enchaînement dans um mythe fondateur voulu par des volontés terrestres ou supérieures ? S’agirait-il des Pylônes de la Foi poursuivie ? On pourrait le penser car le but bassement matériel du gothique avait été d’exacerber l’aspect flamboyant de la décoration et de la sculpture, tout autant que faire entrer la lumière grâce à cette architecture nouvelle cassant l’art roman fermé. Alors pourquoi ces deux tours a priori inutiles ? Au lieu de la présentation actuelle, il eut pu sembler logique et conforme à l’objet initial, de trouver une tour-clocher unique (surtout compte tenu du coût de la main d’oeuvre et des matériaux). La réponse est-elle dans la résurgence du Pylône, voie de la symétrie et de la Chiralité ? Il nous faut revenir sur les grandes règles de la Chiralité maintes fois décrites par moi : une même molécule à 2 parties. C’est le constituant du Vivant. Au passage je suis attentif à une remarque du brillant historien Pascal Payen-Appenzeller qui me fait remarquer qu’il y a eu des églises à 3 tours (St Germain des Prés notamment) mais aussi que par le jeu de fréquente flèche de transept on constate une sorte de triangulation. C’est vrai, sous cet angle, on part d’une interrogation sur la symétrie ou chiralité pour déboucher sur un fait géométrique, celui que j’ai maintes fois mis en évidence sur le plateau de Guizeh : un incroyable jeu de triangles. Il faudrait reprendre équerre, compas, rapporteur et étudier ce que peuvent donner les tracés partis de cette géométrie religieuse des tours et flèches. Il y a sans doute de bonnes découvertes à faire.