" Question Canal + : reste-t-il des cas inexpliqués au terme de vos enquêtes ? Réponse J.J. V. Oui, ...de l'ordre de 3 à 4%. Pour ces cas-là, nous sommes quasiment sûrs d'être face à des Ovnis. C'est-à-dire des objets matériels qui peuvent évoluer dans notre atmosphère sans qu'on puisse les contrôler et dont on ne connaît pas l'origine. Question Canal + : ces constatations ne vous perturbent-elles pas ? Réponse J.J. V. Bien sûr ce genre de phénomène interpelle, mais le rôle d'un scientifique est de se remettre en question. Je m'étonne qu'il n'y ait pas de réactions plus fortes dans les milieux scientifiques car c'est bigrement intéressant."

Dans ce concept, si Raymond Terrasse ne nous éclaire pas beaucoup sur le phénomène OVNI lui-même, il a porté plus loin la réflexion en s’attaquant à leurs posés comme j’y ai fait allusion. Il a même franchi une autre étape en les liant aux apparitions mariales. Sacré problème ai-je précisé. Il faut maintenant se saisir de la réalité du phénomène OVNI en incorporant toutes les données. L’Orthogéométrie et les apparitions mariales en sont un élément déterminant; il le sera encore plus quand leur synthèse donnera un nouvel éclairage.

Le sujet est mal fouillé. Je ne doute pas de la bonne foi de la plupart des personnes qui ont vu... quelque chose de vivant (d’animé) descendre d’engins posés. Une fois éliminés un pourcentage de tricheurs, de “trompés de bonne foi”, il reste un nombre convenable d’observateurs crédibles. Mais intervient une nouvelle réflexion. L’être animé qui a été vu est-il réel ? Ne pourrait-il s’agir d’images projetées en nous ou devant nous ? L’hypothèse ne doit pas être écartée d’autant plus qu’elle conduirait vers une mise en cause de puissances d’une singulière envergure. Il faudrait au moins cela pour créer de tels phénomènes. Je ne refuse pas que certains puissent y voir, en ce cas, une manifestation divine. Mais alors il faudrait admettre que les individus réfléchissent et ce n’est pas le cas. Je ne doute pas forcément des témoins, je m’inquiète seulement de la traduction trop prompte du phénomène. Un être vivant venu d’ailleurs - surtout compte tenu des milliards d’années-lumière qui peuvent nous séparer - ne pourrait qu’être le fruit d’une civilisation fort avancée. Dans ces conditions, cet être n’aurait probablement pas jambes, bras, intestins, etc. (tout ce qui sert au Matériel); il serait spiritualisé avec des pouvoirs étendus. Cette impression pourrait renforcer la théorie du professeur Gérard Demarcq qui croit plutôt aux para-terrestres, c’est à dire des terrestres partis provisoirement et... revenant. Mais là encore il ne faut pas s’emballer.

C’est ce qui m’irrite. La plupart des individus s’interrogent évidemment et, naturellement, ne trouvent pas la réponse appropriée, convenable et acceptable. Ne voulant pas en rester là et incapables de poursuivre leur quête, ils démissionnent. Ils foncent vers la solution la plus commode, la plus laxiste, celle qui leur est enseignée depuis des lustres. Suivant le cas, inconsciemment manipulés, ils “croient” ou “ne croient pas”. Pratiquement aucun ne va tenter de faire son propre jugement par lui-même. C’est tellement plus commode. Le fait que certains travaillent quand même, autrement, ne modifie pas le constat général que je viens d’exposer. Dans ce contexte, je pose l’hypothèse qu’il serait bien prétentieux de s’arrêter sur une certitude de visiteurs de l’Espace à notre image.

Et puis il y a un “manque” qui m’étonne. Le débat se fait au niveau de OVNI ou PAS, mais l’hypothèse divine n’est pas évoquée. Elle devrait l’être, POUR ou CONTRE. Ce n’est pas le cas. C’est comme si les Croyants percevaient que l’Eternel ne peut se manifester... bizarre. C’est également comme si les non-croyants - au lieu de saisir la solution de secours - s’empressaient de noyer le phénomène pour ne pas avoir à nier Dieu. Alors, disons que l’affaire des OVNI se présente comme une affaire vraiment “hors divin”. En quelque sorte, tant mieux. Mais, allons plus loin, je me serais attendu qu’à défaut de Dieu, on parlât du Diable. Certains ont bien dit que les visiteurs de l’espace pourraient être animés de mauvaises intentions. Eventuellement, oui. Cependant l’analyse tranquille déboucherait sur des attitudes plutôt inverses. Quoi qu’il en soit, il est surprenant que je n’entende rien sur le rôle de Satan. Je rappelle que sous des noms divers, avec des articulations diverses, le Diable est présent dans les trois grandes religions. Mais, là, pas de diable dans la soucoupe... Je constate finalement que l’on ne parle pas tellement de lui dans la vie courante et j’en déduis que nos grandes religions le conservent, mais bien à l’abri de la poussière. Au passage, avant de refermer ce dossier, je suis tombé sur des textes d’exorcisme émanant du Vatican. Evidemment, on n’y parle pas d’OVNI, mais les phrases désuètes des prières ou formules de conjuration des oeuvres du Malin laissent béat. On croit rêver devant des expressions dépassées, enfantines, démodées. Je n’aurai pas le mauvais goût d’en donner des extraits, cela ne grandirait personne, ni les auteurs ni moi-même. Pour qui douterait de mon appréciation, on peut se reporter à l’Hebdomadaire Chrétien “La Vie”, n°3152 du 26 janvier 2006. Qui admet ce rituel en sa forme ne risque vraiment pas de s’interroger sur le “Divin” et “La Chaîne du Vivant”. Il y a impasse. Impasse totale.

On m’a rapporté que la “Scientologie” prenait un développement assez fort dans les pays de l’ex bloc soviétique. Faudra-t-il regretter Staline ? En tout cas, on me dit aussi qu’en fin de parcours initiatique l’adepte de la Scientologie se verrait affirmer que des extra-terrestres auraient disséminé sur terre des particules radioactives. Ah bon ? Cela pourrait devenir intéressant à étudier... mais rien de concret là-dessus. C’est dommage pour la progression de la recherche laquelle ne risque pas à ce jeu là de déboucher sur une approbation ou un refus, justifiés. En tout cas, que l’on ne compte pas sur moi pour verser les 15.000 € nécessaires à l‘adepte qui veut effectuer sa formation !!! Je resterai donc à l’emploi du conditionnel pour avancer cette argutie scientologue. Je ne peux m’empêcher de songer à ce gourou du sud de la France qui, non content d’avoir inondé le paysage d’énormes monuments grotesques, faisait courir toute la nuit ses adeptes pour chasser les démons venus d’en Haut !?! Toutefois, il était assez égoïste et assez lucide pour ne pas chasser ceux des démons qui le poussaient à imposer l’amour à ses jeunes ouailles sélectionnées et un peu flattées d’être “pénétrées” par le Seigneur ...

Il est évident que si l’on s’occupait sérieusement du phénomène des extra-terrestres on couperait court à la plupart des allégations généralement fausses qui bloquent la recherche de la vérité sur le vie en noyant et en discréditant le sujet. Je dois cependant insister sur l’ouverture, exposée plus tôt en ce livre, par la reprise des propos du Père Olivier de la Brosse- ...Plus on trouvera de formes de vie extraterrestres plus cela contribuera à prouver l'origine de Dieu... - Je n’en suis pas à vouloir “prouver” Dieu, mais en ce chapitre-ci, mon souci est d’essayer de prouver la réalité d’extraterrestres. Exceptionnellement, c’est l’Eglise qui vient à la rescousse.

Je ne peux clôturer ce chapitre sans évoquer une théorie qui prend de plus en plus corps : l’existence d’Ummites. Ce serait des gens venus d’ailleurs vers 1950, presque par erreur et infiltrés dans notre monde et notre civilisation. Ils communiqueraient avec nous par des feuillets, ceux-ci évoquant des capteurs et des liens partis de l’A.D.N. Je suis évidement réservé sur ces affirmations non pas que je juge le phénomène impossible mais c’est le mode de transmission de l’information qui me gêne. En revanche, je suis davantage séduit par d’autres détails : des nefs lenticulaires profitant des plis aléatoires de l’Espace ou des effets électromagnétiques et des problèmes d’ondes (21,106 cm/1421 MHz), toutes ces remarques se glissant bien dans mon type d’approche. On note là des voisinages aidant à comprendre les mécanismes tels que ceux développés par Bernard Brunessaux ou d’autres, auxquels j’essaie de trouver un support.